Le Bitcoin est régulièrement attaqué pour sa consommation énergétique. Et pour une bonne raison : le mécanisme de "proof of work" consomme autant d'électricité que certains pays européens de taille moyenne. Mais toutes les cryptomonnaies ne fonctionnent pas de la même façon.
La preuve de travail (PoW) consiste à faire résoudre des calculs très lourds à des machines pour valider les transactions et sécuriser le réseau. C'est intentionnellement énergivore : c'est ce qui rend une attaque économiquement prohibitive. Bitcoin fonctionne toujours ainsi.
En 2022, Ethereum est passé à la "proof of stake" (PoS), réduisant sa consommation de 99,95 % en quelques jours. La proof of stake valide les transactions via des validateurs qui misent des cryptomonnaies en garantie, sans calcul intensif. C'est aussi sécurisé, bien moins énergivore.
Donc non, "crypto = énergivore" n'est plus vrai de façon uniforme. Les écosystèmes Solana, Cardano, Polygon ou Ethereum post-merge consomment une fraction infime de ce que consomme Bitcoin.
Le vrai problème de Bitcoin, c'est la trajectoire : plus il est utilisé, plus le minage est difficile, plus la consommation augmente. Certains mineurs utilisent des énergies renouvelables (excédents hydrauliques en Islande ou Norvège), d'autres du charbon en Asie centrale. Le mix global est très hétérogène.
Si vous détenez ou échangez des cryptomonnaies, le mécanisme de consensus est devenu une information pertinente à connaître. Ce n'est pas la seule variable à considérer, mais c'en est une réelle.
Le marché des NFT a beaucoup décliné depuis son pic en 2022. Son impact dépendait aussi du réseau sous-jacent : sur Ethereum PoW, les frais de transaction ("gas") étaient très énergivores. Aujourd'hui, sur Ethereum PoS, c'est bien plus mesuré.
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